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Africain au Nord
20. nov.
2010
Mes découvertes
3

Le corps humain nu, ça vous dit ?

La nuit du modèle vivant à Lille, 13 octobre 2010

Le nu. Ici, on le qualifie ainsi. C’est la représentation artistique du corps humain nu. Là où je viens, on parlerait plutôt du sacrilège, de l’abomination ou de je-ne-sais-quoi de pareil. Pourtant, j’ai accepté l’invitation. Peut-être que je ne savais pas encore très bien ce qui m’attendait. Oui, j’ai accepté d’aller apprendre à dessiner un modèle vivant.

Les étudiants plasticiens de Lille 3 encadrent les apprentis dessinateurs du nu

Choc culturel dès mon entrée au Palais des beaux arts. Devant plusieurs personnes, deux femmes et un homme arrivent et se déshabillent totalement après quelques consignes du plasticien, maître de la séance. Pas de cri de stupeur. Rien. Il paraît que ce n’est pas étrange. « On les considère comme des objets d’art » me souffle une jeune française assise à côté de moi. Comme elle, j’ai mon papier et mon crayon pour dessiner.

Dessiné par Mathilde Tournier

Mais, je n’arrive pas à commencer l’exercice. En amont, je me sens obligé de me replacer dans le temps et dans l’espace. Je dois me dire que je suis bien en 2011 et à Lille, au nord de la France. Je ne suis plus chez moi, à Kisangani, à l’est du Congo-Kinshasa. Là-bas, durant toute mon enfance, voire ma jeunesse, bref toute ma vie jusqu’ici, on m’avait appris à respecter le corps humain. A la maison, on me disait qu’il était sacré. A l’église, le catéchiste me démontrait que c’était le temple du Seigneur.

De ces deux écoles, j’avais construit ma conception de la nudité. Une conception africaine de la nudité. Là où je viens donc, la nudité possède une autre valeur. Elle incarne tout autre chose. Elle est assimilée à une sorte d’appel à la sexualité. Or, ne serait-ce que parler de la sexualité demeure encore un véritable tabou…

Mon premier nu

Après cette recontextualisation tempo-spatiale dans mon esprit, j’ai décidé de faire comme tout le monde. J’ai pris mon crayon. Regardant scrupuleusement le corps du jeune homme nu devant moi, j’ai commencé à le dessiner sur mon papier blanc. Je me vois encore ébahi devant la concentration, sans faille, d’un petit garçon de 10 ans. Lui aussi est venu dessiner les modèles vivants. Ca ne passerait pas en Afrique, je crois. Peut-être avec le temps. Ici, ça passe sans casser. Autre espace, autres mœurs !

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16. oct.
2010
Mes rencontres
1

Des petites tours Eiffel à la grande dame de fer

Ils viennent de maghreb, d’Afrique de l’ouest, voire d’Europe de l’Est. Ils n’ont pas droit de s’y approcher. Pourtant, ils sont là. Près d’elle. « Ils » ? Ce sont tous ces débrouillards, vendeurs des tours Eiffel en miniature. Et « elle », c’est  la Tour Eiffel de Paris, la vraie.

Djabi, 24 ans, fait partie du groupe. Il parle approximativement le français même s’il vient du Sénégal. Un pays pourtant francophone. Son terrain, c’est plutôt le wolof. Il est dans son métier depuis six bonnes années déjà. « Moi, je suis entré en Europe par l’Italie. C’est aussi là que j’ai commencé à vendre de petits trucs pour les touristes avant de venir en France » me confie-il.

Apparemment,  mon interlocuteur n’est pas tranquille. Je le sens et je le lui dit. « C’est parce que je dois rester vigilant. Si les flics démarquent ici, je dois emballer mes effets et fuir. Sinon, je serai dans la merde » m’explique-t-il, son regard allant dans tous les sens. On aurait cru qu’il suivait une partie de tennis au Roland Garros.

Dans l’entretemps, il passe des « bonjours » et des « hello » bien gentils à des visiteurs de la dame de fer qui passent devant ses marchandises. Il les a placées presqu’en dessous de la Tour Eiffel, question de bien attirer sa clientèle. « C’est dur, dur vraiment ici. Mais, c’est ce qui me permet de vivre en France » concède-t-il avant de renchérir : « Les ventes dépendent des jours. Certains jours, je rentre avec plus 30 euros de bénéfice mais ce n’est pas le cas tous les jours. La vie est donc dure ici. »

Une cliente s’approche. « 15 euros, 10 euros, 5 euros… voilà prix, madame. Bon pour souvenir Paris, madame » argumente Djabi qui a remarqué que sa cliente ne parlait pas la langue de Molière. Malheureusement, il n’aura pas le temps de la convaincre. Ses amis donnent déjà le signal de SOS : « Djabi, Djabi ! » Aussitôt les petites tours sont vite emballées. Les policiers approchent. Djabi et ses amis s’en vont. Quand le chat se pointe, les souris s’éclipsent, dirait-on.

[youtube FrZetZKoSzY]

 

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11. oct.
2010
Mes découvertes
1

L’Europe : Eldorado de la jeunesse africaine !

« Je ne mourrai jamais sans voir l’Europe ». « C’est l’Europe ou rien ». Beaucoup de jeunes africains se reconnaîtront dans ces phrases. Et certains sont prêts à tout pour y arriver. Longues marches dans le Sahara, la traversée de la Méditerranée par la nage, se faire des marchandises des passeurs, rien ne les arrête pourvu qu’ils atteignent le « Nord », paradis de leur rêve !

Depuis trois semaines pourtant, je suis arrivé à Lille, dans le Nord – Pas-de-Calais en France, pour étudier. J’arrive droit de Kisangani, en République Démocratique du Congo. Mais, est-ce qu’on distribue des petits pains ici à tout nouveau venu ? Non. Au contraire. « C’est une société capitaliste, la compétition est la règle et chacun cherche son profit d’abord », me confie Marine, ma voisine française à la résidence universitaire.

Pis, le long de la rue Béthune, je croise, chaque matin, des clochards et des mendiants. « Ceux-là sont des Français mais ils n’ont pas de domicile fixe. Ils dorment tantôt dans les stations de métro, tantôt devant les boutiques de particuliers », m’affirme Toni, un ami suisse, inscrit à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille. De l’autre côté de la même rue, on peut facilement observer certains ressortissants de Balkans…en train de mendier.

Plus loin, à la Grand Place de Lille, j’ai vu des choses. Un Français d’une vingtaine d’années, sac au dos, s’approche de moi et me dit d’une voix basse : « Monsieur, je suis en difficulté. J’ai besoin de quelques centimes pour … manger ». Je n’en reviens pas. Après moi, il passe à une autre personne, puis, finalement, à toutes celles qu’il croise. Et avec toujours son même discours.

Quelques pas plus loin, j’arrive à la Gare Lille Flandres. J’ai pitié lorsque je vois cette vieille femme, amaigrie, cherchant de mégots de cigarettes par terre. Ce côté face de l’Europe contraste fort avec l’idée que beaucoup se font du vieux continent ! En tout cas, bien qu’elle soit si organisée et si attractive, l’Europe est encore loin d’être un paradis. Un paradis tel que s’imaginent tous ces immigrants clandestins qui risquent leurs vies tous les jours en Afrique. En quête du « bonheur ».

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05. oct.
2010
Mes découvertes
0

Avec vos livres, cd ou dvd, contribuez à un monde plus juste

Depuis trois ans déjà, Oxfam France a ouvert à Lille sa première bouquinerie. Les particuliers offrent des livres, cd ou dvd à l’association, qui les met en vente. Les recettes renforcent les actions de lutte contre les inégalités et la pauvreté dans le monde.

Un petit geste qui compte

« Donnez du sens à vos achats ! » L’appel est affiché à l’entrée de la bouquinerie Oxfam, rue de l’hôpital militaire. Des livres sont rangés sur des palettes à l’extérieur de la boutique. Des étiquettes de prix attractifs aussi.

Des curieux et des clients habitués répondent présents. Les premiers sont plus attirés par les prix des articles, les seconds sont conscients de leur geste. Lara et Chela, 18 ans chacune, découvrent la bouquinerie. « Nous étions de passage. Nous en profitons pour nous nous procurer quelques romans à moindre prix », avancent-elles. Paul est un client motivé d’abord par la solidarité. Il explique :

« Je rapporte de temps en temps des choses qui ne servent plus à la maison, sachant qu’elles seront utiles à d’autres personnes. Au lieu de les vendre seulement à la braderie, on peut les donner à Oxfam et participer ainsi au financement de cette association de solidarité internationale.»

[youtube VsOlbc5KlFU]

Clémence Berlingen, la chargée de communication de la bouquinerie de Lille décrit la démarche d’Oxfam France :

« La bouquinerie propose la vente des livres, cd et dvd d’occasion. La recette de ces ventes va directement au financement des activités de l’association. Celle-ci articule ses modes d’action autour des activités de plaidoyer, c’est-à-dire des pressions auprès de décideurs politiques pour que des décisions soient prises sur le long terme. Oxfam France mène aussi des activités de sensibilisation et de mobilisation des citoyens autour de la problématique de solidarité internationale. L’association s’oriente plus particulièrement sur trois thématiques principales : l’accès à la santé et l’éducation pour tous, la sécurité des populations en zone de conflit et l’instauration des règles commerciales plus justes.»

Pour l’année 2009, la bouquinerie a rapporté 26 813 euros à l’association. Clémence Berlingen précise que ce gain a « renforcé l’indépendance financière de l’association et l’a fait connaître auprès du public. » Avec cette autonomie financière, Oxfam poursuit, en toute indépendance, son combat de lutte contre les inégalités et la pauvreté, avec ses partenaires implantés dans 99 pays à travers le monde. 

Un livre, un cd ou un dvd donné ou acheté à la bouquinerie n’a donc pas la même valeur que le même article acheté à la braderie ou au supermarché. Il sert à soutenir une cause : l’instauration d’un monde plus juste.

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24. sept.
2010
Mes souvenirs
1

Michael Jackson : le roi est mort, vive le roi !

Le 25 juin 2009, le roi de pop s’est éteint. Sa musique et tout son style continuent à inspirer plusieurs artistes. Jeunes talents ou artistes renommés, beaucoup tentent d’immortaliser Michael Jackson dans leurs oeuvres. Des Congolais aussi se prennent au jeu.

Innocent Balume, 13 ans, a été élu Vodacom super star 2010. Tout au long de cette compétition sponsorisée par Akon, ce jeune de la ville de Goma a émerveillé des millions de téléspectateurs par ses pas de danse à la Michael Jackson.

[youtube Ok6d62LEzxs]

Plébiscité concert de l’année 2009 en République Démocratique du Congo, le spectacle de Cultur’a pays vie de Félix Wazekwa à Olympia de Paris marque encore les esprits. Son show dominé par le sebene congolais certes a également emprunté une touche chorégraphique et vestimentaire du king of pop.

[youtube dZKxPbZ4JNk&feature=related]

Et dans son récent opus, Félix Wazekwa réserve même toute une séquence d’au revoir à Michael Jackson. Au delà de tous ses surnoms (Monstre d’amour, Kabange, Mukuwa cerveau, …), l’artiste est désormais considéré par ses fans comme le Michael Jackson congolais.

[youtube dyAIvSsrXTE]

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24. sept.
2010
Mes découvertes
1

Lille : 14 ans de manifestation pour les papiers !

Photo : https://francaisdefrance.files.wordpress.com, un site de l’extrême droite

Depuis le 23 août 1996, chaque mercredi de la semaine, le comité de sans papiers organise une manifestation sur la place de la République, entre 18 heures et 18 heures 30. Pour les défenseurs de sans papiers, cette manifestation « traditionnelle » du mercredi est devenue à la fois un devoir et surtout l’expression de leur combat de tous les jours, sinon de toute leur vie. Moi aussi, je les ai croisés hier.

Le mercredi 23 septembre 2010, ils n’ont pas dérogé à la tradition. Ils ont répondu présents. Calicot à la main, ils chantaient et passaient leurs revendications, sous le regard indiscret de quelques policiers déployés pour prévenir les débordements éventuels.

[youtube UfLNcIhwTYo]

J’ai croisé Roland Diagne. Il est enseignant. Depuis 14 ans, il chapeaute le mouvement de sans papiers de Lille dont il en est le porte-voix, le porte parole. A ses yeux, cette manifestation du mercredi se veut une réponse à la politique du gouvernement français en matière d’immigration.

[youtube B2O4T8BGkzs]

En principe, cette manifestation doit être autour de sa 732e édition, organisée par la même organisation pour la même cause. J’hallucine… D’emblée, j’ai l’impression que leurs messages n’arrivent jamais aux destinataires. Cela justifierait peut-être la « perpétuation » de cette marche hebdomadaire. Ai-je raison ? Apparemment non.

Même s’il cherche ses mots pour qualifier la nature de ce combat, Roland Diagne garde en mémoire certaines victoires remportées : des régularisations et des naturalisations. Il avoue que ce combat est encore plus âpre aujourd’hui puisqu’hier. Il pointe du doigt accusateur Nicolas Sarkozy et son gouvernement.

[youtube SoDCxV-uzkI]

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23. sept.
2010
Mes découvertes
0

L’escrime fait son tour à Lille

Opération séduction : l’escrime dans tous ses états. Depuis fin août, les professionnels de l’épée visitent à bord de leur énorme camion, les principales villes de France. Le but : promouvoir ce sport avant le championnat du monde d’escrime Paris 2010, et faire connaître ses origines, son évolution et ses bénéfices pour la santé. Les Lillois se sont prêtés au jeu hier après-midi à la place de République.

[youtube RiDvhmf9hd8]

Sans limite d’âge, l’escrime est un sport destiné au grand public. Il est abordable financièrement et même physiquement !

[youtube Yz3NcY36tZE]

Les organisateurs de cette journée de sensibilisation ont tenu à respecter la particularité de la prochaine édition du championnat du monde de la discipline : organiser la compétition des personnes valides au même moment que celle des personnes non valides.

Des jeunes enfants handicapés ont donc été initiés à l’handi-escrime pour apprendre les bases techniques élémentaires de l’épée. Cédric Spy, 32 ans, résidant à Hasbrouck, apprécie l’initiative et en profite pour présenter l’handi-escrime au public.

[youtube 2SpbZWHfhm8]

Cédric Spy souligne également le bien-fondé de cette initiative par rapport aux enfants vivant avec handicap.

[youtube SzB-u2N3nWI]

Les petits curieux ont aussi leur mot à dire. Munis d’un masque et d’une épée en plastique, ils sont prêts à devenir professionnels. Ils apprennent en même temps à gérer leurs mouvements, à se concentrer et à respecter les autres dans une ambiance compétitive.

[youtube hT6cOpTSOHw]

Isabel, Trésor et Jie

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05. sept.
2010
Mes découvertes
0

La braderie de Lille, tremplin des revendications palestiniennes

Les 4 et 5 septembre derniers, la ville de Lille était en ébullition. Des antiquaires et des brocanteurs s’y étaient donné rendez-vous, ainsi que quelque deux millions de curieux, à l’occasion de la braderie. Mais les mouvements politiques et syndicaux et les associations n’étaient pas en reste. Au contraire.

Sur le boulevard de la Liberté, à quelques pas du palais des Beaux-Arts, Trésor Kibangula, observateur de France 24, est tombé sur le stand de Génération Palestine tenu par un groupe de jeunes défendant la cause palestinienne. En pleine braderie, leur stand ne se contentait pas seulement de vendre des t-shirts « made in Palestine ». Il était aussi là pour faire passer un message. Lequel ?

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22. août
2010
Mes rencontres
1

Dorian Demarcq, artisan d’art : toute une histoire avec les géants !

Sculpture grotesque en apparence, chaque géant occupe une place de choix dans la vie communautaire. Même Dorian Demarcq ne peut en réclamer la paternité. La commune ou la région s’identifie à son géant. Mais, l’histoire de l’artisan avec ses créations continue autrement, au-delà de l’atelier de fabrication.

« Le géant est un vecteur du lien dans une communauté » affirme, sur un ton tranquille, Dorian Demarcq. Depuis 1999, ce lillois crée et restaure les géants de la France et de la Belgique. Visiblement, l’artiste s’efforce à prendre ses distances avec ses œuvres. Pourtant, ces dernières le poursuivent partout. Les géants ne se contentent plus de l’atelier qui leur est destiné au rez-de-chaussée de cette maison sise rue Paul Lafargue, au quartier de Wazemme. Ils montent l’un après l’autre les escaliers et envahissent le salon. Difficile de faire la distinction entre lieu de travail et espace privé chez Dorian.

« Il faudrait que chacun trouve un rôle dans la conservation de géant »

C’est sous le visage figé de Madame Goliath, épouse du célèbre géant, que la famille Demarcq vit au quotidien. Le regard péremptoire de ce géant de la Ducasse d’Ath dont la naissance remonte à 1715, contrôle tous les coins et recoins de l’habitation.  En cette période d’été, les deux enfants de Dorian et son épouse sont partis en vacances dans le Sud. La baraque prend vite des allures de cimetière d’objets en carton pâte coloré, au point d’envouter même son propriétaire.

Toujours en mouvement, debout, rarement assis, des cigarettes se succèdent l’une après l’autre dans sa bouche. On pourrait penser que Dorian cherche à éviter le regard croisé de Madame Goliath pour nous faire ses confessions intimes mais non. Au contraire. « Je suis dérangé lorsque je vois des géants sales lors de certaines sorties parce que les gens n’en prennent pas soin. C’est pourquoi, avant de vouloir un géant pour sa commune ou sa région, il faudrait prendre le temps de réfléchir et que chacun trouve un rôle à jouer dans la conservation de ce géant » suggère, en bon défenseur, Dorian aux associations locales qui veulent reconstituer leur patrimoine culturel.

C’est cette dimension participative de la communauté locale qui le retient dans le monde des géants jusqu’à ce jour. « Le principal, c’est la rencontre avec les gens et leur démarche à se constituer en association pour promouvoir leur géant. Ensemble, nous participons à un projet de conception en définissant en amont la forme du géant. On se documente, on fait des études, des fouilles historiques pour que le géant ait tout son caractère identitaire » explique Dorian.

Confiant, l’artisan s’estime passionné par son métier. Un métier auquel il n’était pourtant pas attiré au départ. Aujourd’hui, il y est entièrement malgré toutes les exigences de ce travail.

« On doit toujours prendre ses distances et persévérer. La construction des géants doit rester traditionnelle car beaucoup de choses sont à conserver et à transmettre aux générations futures. Sinon, les communautés ne s’identifieront plus à leurs géants » prévient-il, avec son air toujours décontracté.

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Mes rencontres, mes découvertes, mes souvenirs

Auteur·e

L'auteur: Trésor Kibangula

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